le dernier jour d un condamné - Victor Hugo

10 mars 2008

présentation

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« …Il est impossible que l’on ne me fasse pas grâce… »

BLEU_original_copie_bon_sensDans l’espoir de sa grâce, un condamné àBLEU_original_copie_INVERS_ mort éprouve tour à tour, illusion, désillusion, colère, terreur, tout au long de cette angoissante attente.

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Durée de la pièce: 1h05

Sera-t-il exécuté ?

Victor Hugo nous laisse dans l’incertitude de l’exécution jusqu’à la dernière phrase.

Il conserve l’anonymat du condamné, ne nous livrant que certaines bribes de sa vie afin de nous faire comprendre qu’il est « un homme comme un autre homme ».

Il nous laisse surtout dans l'ignorance du crime commis pour focaliser l'attention sur les émotions du condamné tout au long de ses six semaines de sursis.

Le texte est simple, mais d'une forte violence émotionnelle qui ne laisse personne insensible.

Le spectateur est placé dans une curieuse posture ;

Soit il se range au point de vue de cet homme et cela le révolte, face à ce « meurtre légal » et public, forme de jeux du cirque, où l’homme n’avait aucune chance contre son adversaire.

Soit, il n’est que le témoin non impliqué, autorisé à éprouver le plaisir pervers du spectacle de la souffrance d’autrui, la satisfaction silencieuse et sadique d’un juste châtiment même s’il en ignore le crime.

 

 

Ce texte a été joué une trentaine de fois . La réelle proximité du public permet de toucher du doigt la confusion des émotions que celui-ci ressent au fur et mesure du déroulement de cette fin de vie.

A l’issue des représentations, nombreux sont ceux qui viennent me remercier ou tout simplement débattre de la peine capitale.

Un quart de siècle après son abolition, l'Assemblée Nationale a donné son accord à l'inscription de l'interdiction de la peine de mort dans la Constitution. Mais ce débat demeure très actuel. Devant l’ignominie des crimes d’enfants, la conscience populaire se pose toujours cette même question : Doit-on ou non rétablir la peine de mort pour de tels actes ?

Cependant, tous sont touchés par cette souffrance, par cette angoisse, par cette torture que vit un être condamné à mort.

L’ignorance du crime que cet homme a commis, permet d’occulter le sentiment de justice ou d’injustice de la condamnation, pour ne dégager que l’inhumanité d’une telle situation.

Le texte est simple et doté d’une violence émotionnelle qui ne laisse personne insensible. Même si le sujet est lourd, la sobriété de la mise en scène, du jeu et du décor, évite de tomber dans le pathos pesant.


Cette pièce a été récompensée en 2007 par le

PRIX D'INTERPRETATION MASCULINE

au festival de St André-Perpignan.

 

 





 

Posté par rvlx à 19:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]